Si vous lisez du roman policier, le nom de Robert Van Gulik ne vous est peut-être pas inconnu. Erudit, grand curieux, véritable polyglotte et sinologue, Robert Van Gulik (1910-1967)  fut un diplomate et écrivain néerlandais, publiant en langue néerlandaise et anglaise. Il construisit son œuvre au cours de ses pérégrinations de diplomate, qui l’emmenèrent en Chine, au Japon, au Liban, en Malaisie, à Washington. C’est en 1948 au Japon qu’il traduit un roman policier chinois, le « Dee Gong An » ou « Affaires résolues par le juge Ti », fonctionnaire de l’époque T’ang. En s’inspirant de vieux récits chinois, Van Gulik écrit alors dix-sept récits policiers fictifs, affaires débrouillées par son juge Ti, qui font découvrir au lecteur occidental maints aspects de la vie sociale en Chine ancienne.

Les fameuses enquêtes du Juge Ti commencent à être publiées en France par les éditions 10-18 dans les années 1980, dans la collection “Grands détectives”. Elles sont traduites de l’anglais en français principalement par Anne Krief et Roger Guerbet. Les premières couvertures sont inspirées des dessins de Robert Van Gulik lui-même, puisqu’il fut également un dessinateur inspiré. Et elles restent toujours un plaisir de lecture.

“Sur les traces de Robert Van Gulik” au Lieu d’Europe

Troisième et dernier rendez-vous programmé dans le cadre du cycle « Europe des lettres » au Lieu d’Europe, le 13 mars à 18h30 : participez à la projection  du film “Sur les traces de Robert Van Gulik”, en présence de son réalisateur Rob Rombout.

Notre sélection réalisée à cette occasion : Europe des lettres / Robert Van Gulik